Des outils


Cette page présente les outils à main avec lesquels mes objets sont créés.


Parce que ma varlope en métal qui pèse 7 livres me semble peser 30 après une heure, et que le chant du bois contre le bois est ce qu'il est, j'ai décidé, dans un bel esprit rétrograde, de travailler le bois avec le bois. Ici, varlope Auburn Tool Co. Thistle Brand (22") (1864-1893), rabots d'atelier Auburn Tool Co. Thistle Brand et Moulson Brothers (16") (1825-1912) et rabot à recaler John Hall Tools Ltd. (Fer Earnshaw Bros.) (8") (Est. 1894). Certainement plus difficile à régler que des rameaux métalliques, mais tellement plus agréables à utiliser.
Rabot d'établi no. 3 de Stanley Rule & Level Co. Sans doute mon plus vieux rabot métallique (modèle sans ajustement latéral).  Le contre-fer porte la mention L.Bailey's patent Dec. 24.1867. et le bouton d'ajustement Bailey's Patent. Aug.31.1858. Aug.6.1867. Par contraste, il est équipé du dernier progrès en termes d'acier, la lame en PM-V11 de Veritas. 







Rabot à dégrossir Stanley Rula & Level Co. no. 40 (fabriqué entre 1896 et 1962 à New Britain, Connecticut, USA). Pour rapidement réduire l'épaisseur ou la largeur d'une pièce de bois, ou la texturer. Inférieur, selon moi, à son ancêtre en bois (fabriqué actuellement par E.C. Emmerich ou Ulmia) dont la semelle plus large rend la coupe plus stable, mais aussi plus plane et dont la lame est aussi plus solidement maintenue en place, sans compter l'avantage de la légèreté qui pour des tâches ardues et longues comme la mise à l'épaisseur devient vite important.
Rabots Stanley Rule and Level Co., modèles Bailey nos. 4, 5, 6 et 7. Fabriqués au Connecticut (États-Unis), entre 1897 et 1910. 
Meule ou touret d'établi manuel. Fabricant et date inconnus. Il est surprenant de constater l'efficacité de cette petite machine et la vitesse à laquelle quelques coups de manivelle peuvent la faire tourner. Tout comme sur les modèles électriques, ont doit faire attention de ne pas surchauffer l'outil à affûter.
L'indispensable pot de colle Hold-Heet. Garde la colle de peau, d'os, ou autre à 70 degrés pour la maintenir fluide sans la faire bouillir. Ces colles ont l'avantage indéniable d'être réversibles pour permettre les réparations, naturelles et non-toxiques. Elles sont la signature d'un travail de qualité.
Le racloir. Sans doute l'outil le plus simple de l'atelier, il est l'ancêtre du papier à sabler. Plus difficile d'usage, mais le fini lustré qu'il laisse vaut largement l'effort d'apprendre son utilisation. Ses arêtes sont légèrement retroussées par un brunissoir, ce qui suffit à créer un minuscule tranchant idéal pour la finition, surtout des bois les plus figurés 
La machine à goujon no. 77 de Stanley Rule & Level Co. fabriquée de 1911 à 1969 à New Britain, Connecticut (ici le premier des deux modèles, le second était bleu). Ses neuf couteaux permettaient de rapidement tailler des goujons de 1/4 à 3/4 po. de diamètre.
La perçeuse à colonne manuelle Canadian Blower & Forge Co., Ltd. Fabriquée vers 1915 à Kitchener en Ontario. Oui, oui, on peut percer de l'acier épais avec.
Stanley no. 95 - Rabot à épaulements en acier. Fabriqué aux USA entre 1911 et 1961. Pour mettre les chants dégauchis à l'équerre en référence à la face. Une version gauche et droite permettent d'affronter toutes les directions de grain.
Guillaume de côté Stanley no. 79. Fabriqué en Angleterre de 1926 à 1969. Idéal pour élargir une feuillure. Habituellement composé de deux outils, celui-ci a l'avantage d'être double pour accommoder la direction du bois. Son guide de profondeur permet une coupe précise et propre.
Guillaume de bout no. 2509 d'Edward Preston, de Birminghan en Angleterre. Fabriqué de 1828 à 1932. Lame de 1.125". Très utile dans les feuillures et les encadrements.
Le valet d'établi. Très ancien outil de serrage remis au goût du jour, ici par Gramercy tools (USA). Très utile pour sécuriser une pièce à mortaiser. Il se fixe et se défait d'un simple coup de maillet. Après en avoir essayé quelques autres, c'est bien le seul qui fonctionne.
La plane. Pour le dégrossissage du bois brut ou les premières étapes de sculpture ou de dimensionnement du bois. Lame de 10 pouces. Fabricant et date inconnus.
Les râpes Auriou, fabriquées à la Forge De Saint Juery (France) depuis 1856. Après de dégrossissage à la scie et au ciseau, et avant le raclage ou le sablage final, le bois est façonné avec ces râpes. Chaque pointe est piquée à la main de façon légèrement irrégulière pour laisser un fini sans marques ou lignes.
Le rabot d'établi no. 3 de Lie-Nielsen (Maine, USA). Son chariot à 55 degrés (au lieu du typique 45 degrés) et sa lame massive le destinent à la finition des bois très figurés ou difficiles. Sa semelle en bronze le rend
plus lourd pour rester dans la coupe et s'oxyde bien plus lentement que l'acier. Par contre, il ne faut pas oublier de se laver les mains après son utilisation car le bronze contient du plomb. Nous avons tous un petit défaut. Ce rabot n'a que celui-là.
La scie à onglet Langdon Acme no. 74C de Millers Falls et sa scie Disston (pour Stanley) de 28x5 pouces. Pour couper un angle parfait, la Langdon Acme est bien supérieure aux modèles actuels en plastique et aluminium qui hurlent tellement ils vibrent. Quant aux scies à onglets électriques mangeuses de doigts, je n'ose l'y comparer.
Bédanes (ciseaux à mortaise) communément appelés "pig-stickers". Fabriqué pour la plupart à Sheffield en Angleterre par Samuel Newbould & Co. (1735-1900), James Howarth & Sons (1863-1916), F.G. Pearson (1870-1910), W. Gilpin & Co. de Cannock, Staffordshire à la fin du 18ème siècle, et Peugeot-Jackson autour de 1850.
Les réglets à viser. Indispensables outils utilisés pour détecter une torsion ou vrille dans une planche. On les dispose à chaque extrémité de la planche puis on vient se placer dans l'axe. Les deux baguettes sont surplombées de bois de couleurs contrastées pour mieux détecter un mauvais alignement entre les deux baguettes. L'épaisseur des languettes de bois permet d'estimer la correction à apporter pour aplanir la planche. Ces outils sont généralement faits à l'atelier.

Scie à main Henry Disston & Sons no. 12 London spring steel, 9 points tronçonnage. Fabriquée durant les années 20 chez Keystone Sawworks à Philadelphie, USA. On ne fabrique plus (et depuis longtemps) des scies de cette qualité. À l'époque, la plaque de métal etait fuselée (à la main. Gasp !) dans deux directions pour ne pas rester prise dans la coupe. Longueur 26 pouces.

Guillaume Lie-Nielsen. Pour mettre les épaulements de tenons, les feuillures à l'équerre.
La wastringue, pour créer des arrondis, typiquement utilisée sur les barreaux de chaises. Fabricant et date inconnus.
La scie à refendre (queue d'aronde) et la scie à bâti de Lie-Nielsen (USA). Acier suédois, dos en laiton et poignées en érable ondulé.
Le vilebrequin Craftsman et les forets Russell Jennings (fabriqué par Stanley, New Britain, Connecticut au début du XXème siècle).
La varlope à angle bas #7 1/2 de Lie-Nielsen, sans laquelle aucune de mes planches ne serait plane ou à l'équerre. Son architecture simple grâce à laquelle on peut changer de lame très rapidement permet de s'adapter à chaque type de bois avec un seul outil.

La règle pliante de trois pieds no. 1380, buis et laiton massifs, faite en Angleterre par J. Rabone & Sons, de Birmingham, maison fondée en 1784 par le grand-père et reprise par le petit-fils en 1877.




Le bouvet de A.J. Wilkinson & Co. fabriqué à Boston, Massachusetts, à partir de 1842. Indispensable outil pour creuser des feuillures. Bien plus léger et "vivant" que ses descendants métalliques plus modernes, et bien sûr, mille fois moins bruyant et dangereux que son arrière-petite-fille, la toupie.
Le set de 18 "Hollows & Rounds" et la paire de "Snipes Bill", par William Hields, Nottingham, Royaume-Uni, environ 1830.
Chignole Miller's Falls, 1912 (USA) - incroyablement efficace
Stanley #45

Lie-Nielsen #71 (USA) - "Router plane"

Rabot Lie-Nielsen #4 1/2 (USA)

Ciseaux à angle Lie-Nielsen (USA)

Scie à chantourner Samson (France)

Serre-joints articulé Jorgensen (USA)